Pikeo, site de stockage de photos en ligne, s’arrête…

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Fermeture de pikeo

C’est eux qui l’annoncent, mais, apparemment, ni leur site [EDIT 4 août 2011 : le site pikeo.com ne répond plus et Google l’a enlevé des résultats de recherches, j’enlève  donc également le lien de mon côté], ni leur blog [EDIT 22 septembre 2011 : le lien vers leur blog vient de cesser de fonctionner, je l’enlève donc également], n’expliquent vraiment les raisons de l’arrêt de Pikeo, un service de stockage en ligne de photos, comme il en existe beaucoup. C’était peut-être justement là le problème : ils étaient loin d’être seuls sur le marché ! La concurrence est rude. Entre Picasaweb, Flickr, et une ribambelle d’autres services du même genre ou dérivés, ce n’était peut-être pas si évident que çà de trouver sa place. Même quand on s’appelle Orange et qu’on brasse des milliards. Je suppose aussi que toute société a des choix stratégiques à faire : peut-être se recentrer sur les activités qui sont les siennes et ne pas se disperser.

Je ne suis pas spécialement un fan d’Orange, même si j’utilise de temps en temps leurs services de téléphonie mobile. Mais j’avais entendu parler (sur le web…) de Pikeo et j’avais trouvé le nom plutôt sympa… Ca ressemblait à Piwigo ou Joomeo, dont j’ai l’intention de parler bientôt sur mon blog et qui me semblent tous deux très intéressants pour stocker ses photos sur le web.

Personnellement, j’utilise un peu Picasa, mais je suis en train de lorgner vers Piwigo. En fait, je suis en pleine recherche…

Et vous, vous utilisez quoi pour stocker et partager vos galeries de photos sur le web ? Picasa est-il encore le maître ? Son règne ne s’effriterait-il pas un peu ?

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5 comments to Pikeo, site de stockage de photos en ligne, s’arrête…

  • Oui effectivement c’est étonnant avec 500 000 membres ce site va fermer ses portes! Peut être comme tu le dis c’est la concurrence rude qui a fait son coup! Merci pour l’article.
    zarkanzar a publié : La France a mal à sa diplomatieMy Profile

  • Bonjour Olivier,

    Je suis le fondateur de Piwigo (le logiciel) et Piwigo.com (le service en ligne), donc mon avis est sans doute légèrement biaisé, à lire avec le recul nécessaire !

    Selon mes critères, Pikéo était un réseau social dédié à la photo. Conceptuellement identique à Flickr, sauf que Flickr est beaucoup plus restrictif que 1GB pour les comptes gratuits. C’est difficile de venir concurrencer un réseau social qui a déjà atteint sa masse critique. Flickr a atteint sa masse critique depuis longtemps : déjà en 2004/2005, c’était un site incontournable pour ceux qui s’intéressent à la photo. Quand un utilisateur choisit entre 2 réseaux sociaux, la taille de la communauté est un critère très important, car de la taille de la communauté dépend directement la visibilité de son propre contenu.

    De plus, quand un service propose autant (1GB) gratuitement, c’est qu’il doit bien trouver un modèle économique pour rentabiliser l’investissement. En général, l’éditeur affiche de la publicité. Or sur les quelques pages de Pikeo que j’ai vu, il n’y a pas de pub. Donc le modèle économique ne me semble pas clair.

    La fermeture d’un service de ce type pose une question très importante sur la pérennité des données des utilisateurs. C’est selon moi un point crucial. Récemment, j’ai rebondi (en anglais) sur une question de Doc Searls “What if Flickr fails?” (que se passerait-il si Flickr fermait ?) peu importe qu’il s’agisse de Flickr ou d’un autre, c’est le principe de la fermeture d’un service qui gère les données de ses utilisateurs.

    Bien que Piwigo.com soit fonctionnellement très complet, il ne propose rien d’absolument révolutionnaire par rapport à la multitude de solutions de partage de photos sur le web. L’approche est très différente concernant la pérennité du contenu (et du contenant). En effet, Piwigo.com repose sur Piwigo, qui est un logiciel libre (opensource) et gratuit. Vous pouvez installer Piwigo sur n’importe quel hébergeur. Piwigo.com permet de récupérer l’ensemble de ses données à tout moment : photos et base de données. La base de données contient les commentaires des utilisateurs, les descriptions des photos, l’historique des visites, etc. Avec ces données, vous pouvez déménager une galerie Piwigo.com sur n’importe quel autre hébergeur. La fermeture d’un hébergeur ne met pas en péril votre galerie, juste son adresse (à moins d’avoir son propre nom de domaine : à ce moment là, même l’adresse ne change pas).

    Bref, la pérennité de votre galerie photo c’est important. Vous y avez peut-être passé de nombreuses soirées, il est rageant de tout perdre sans solution de repli.

    • Merci Pierrick pour ces explications très claires. Je partage complètement ton avis sur Piwigo, notamment à propos du principe des logiciels libres. (Ce blog est rédigé sur un PC avec Linux Ubuntu). En fait, tu as devancé un article que j’ai en projet sur Piwigo (à la fois le logiciel et le service en ligne). Tu as dit une bonne partie de ce que je voulais dire ! Actuellement, je suis en train de tester ce logiciel installé sur l’espace fourni par mon hébergeur (O2switch). A suivre…

      La pérennité du contenu et du contenant est effectivement très importante. On a aussi besoin d’avoir le contrôle sur notre contenu. Avec Facebook, par exemple, j’ai l’impression que tout nous échappe, plus ou moins…

      La maîtrise de ce qui nous appartient est une notion chère à beaucoup de blogueurs (dont moi…) qui préfèrent installer WordPress sur un espace à leur nom, que d’être prisonnier sur un espace Blogger ou Over-blog.

      Merci encore d’être passé sur mon blog et bravo pour ton (énorme) travail sur Piwigo !

  • Bonjour Olivier,

    > Je partage complètement ton avis sur Piwigo, notamment à propos
    > du principe des logiciels libres. (Ce blog est rédigé sur un PC
    > avec Linux Ubuntu).

    J’apprécie le mouvement que prend certains logiciels libres pour se “populariser” dans le bon sens du terme : devenir plus facile d’accès, plus simple à utiliser. Ubuntu est selon moi le fer de lance de ce mouvement (ils y mettent de gros moyens).

    Du coup, maintenant que les logiciels libres sont plus faciles à installer et à utiliser, on peut apprécier le concept de liberté. (la liberté seule ne suffit pas, un utilisateur doit pouvoir utiliser un logiciel sans se “prendre la tête”)

    > En fait, tu as devancé un article que j’ai en projet sur Piwigo
    > (à la fois le logiciel et le service en ligne). Tu as dit une
    > bonne partie de ce que je voulais dire !

    J’espère que tu feras quand même l’article 🙂

    > Avec Facebook, par exemple, j’ai l’impression que tout nous échappe,
    > plus ou moins…

    Le fondateur de ce “mega” réseau social dit régulièrement que les données personnelles de ses utilisateurs n’ont pas pour vocation à être privées quand elles intègrent le réseau social. Les paramètres de confidentialité changent régulièrement… Par contre, c’est convivial, y’a tous les copains, etc. J’ai écrit un long message sur le forum hardware.fr il y a quelques jours à ce sujet.

    > Merci encore d’être passé sur mon blog et bravo pour ton (énorme)
    > travail sur Piwigo !

    Merci Olivier, et merci à toute l’équipe Piwigo et à toute la communauté Piwigo.

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